PRESENTATION
L’économie mondiale vient de connaître l’une des pires crises de son histoire. Les destructions de richesses et d’emplois ont été considérables. Les Etats ont du s’endetter massivement et dans l’urgence pour rétablir la situation. La crise a brouillé la perception et la compréhension du modèle de l’économie de marché par une opinion française qui est, à lire les sondages, majoritairement fâchée avec ce modèle.
Fondateurs et anciens présidents de l’Association Croissance Plus, les chefs d’entreprise à l’origine de la « Fondation croissance responsable » sont convaincus que pour assurer, dans notre pays, l’acceptation du modèle de l’économie de marché par le plus grand nombre et pour garantir le maintien de la prospérité et de la démocratie, le modèle doit être « relégitimé ».
Cette initiative part de la conviction qu’il y a dans notre pays un socle de valeurs et de principes sur lequel existe un consensus. La crise a plus que jamais fait prendre conscience de la nécessité de rétablir une vision plus juste et plus sereine d’un modèle économique et social qui a démontré son efficacité.
Le retour à un certain niveau de croissance ne doit pas anesthésier l’action et faire oublier que bon nombre de problèmes et de dérives ne sont pas résolus. Il n’est pas possible d assister, sans réagir, au retour des anciennes pratiques.
Les mesures déjà prises vont dans le bon sens. Mais elles ne sont pas à la hauteur des défis posés à notre société concernant par exemple, le rapport entre le capital et le travail, le partage des richesses et du savoir, l’ascenseur social ou encore l’adoption d’un nouveau modèle de croissance. De profonds changements sont nécessaires.
L’ambition de la « Fondation croissance responsable », lieu de débat ouvert, collectif et non partisan, hébergé par l’Institut de France, réunissant des chefs d’entreprise et des représentants de la société civile, est de fournir des clés et un regard neuf pour saisir les enjeux de ces changements, de susciter les termes d’un débat serein et constructif pour permettre d’identifier les défis et y répondre.
UN PETIT HISTORIQUE….
Année 2010
- 13 avril 2010 : Lancement officiel de la Fondation Croissance Responsable à l’Institut de France
Le chancelier de l’Institut de France, Gabriel de Broglie, installe le Conseil scientifique de la Fondation.
L’objectif est de proposer des pistes pour améliorer notre modèle économique et social et expliquer cette relation si ambivalente qu’entretiennent les Français avec l’économie de marché.
Le conseil scientifique retient trois premier thèmes de travail
- Croissance : stop ou encore ?
- Pourquoi les Français s’estiment-ils les perdants de la mondialisation ?
- Comment faire redémarrer l’ascenseur social ?
- 6 juillet 2010 : Conseil scientifique
- Validation de la méthode et de la composition des groupes de travail.
Groupe de travail « Croissance stop ou encore ? »
Groupe présidé par Denis Payre (Kiala)
Rapporteur : Catherine Marguerite
Participants : Eric Boustouller (Microsoft France), Eric Delannoy (Weave), Olivier Freget (Allen & Overy),
Jacky Lintignat (KPMG), Dominique Meyer (Académie des Sciences), Arnaud Mourot (Ashoka), Frédéric Oudéa (Société Générale), Jennifer Schenker (Informilo).
- Auditions :
20 juillet : Oliver Garnier (Société Générale) et Thibault Guilluy (Ares)
31 août : Dunya Bouhacene (Women for Equity), Grégoire Revenu (Bryan Garnier) et Alain Fustec (Goodwill-Management)
7 septembre Eric Delannoy (Weave) : comment mesurer la croissance ?
6 octobre : Thierry Ortmans (CEPL) et Patrick Vandamme (Triselec)
4 novembre : Philippe Desfosses et Patrick Bonnet (GDF Suez)
9 novembre : Henri Sterdyniak (économiste), Pierre Tapie (Essec) et Richard Lalande (Sfr)
- 9 décembre 2010 : La Fondation organise son premier forum sur le thème « Croissance, stop ou encore ? » à l’Institut Del Duca (Institut de France)
Publication d’un sondage sur « les jeunes, l’économie de marché et l’entreprise responsable »
Ce premier forum a rassemblée trois cents personnes environ. Il s’est déroulé devant une assemblée composée d’entrepreneurs, de syndicalistes, d’économistes, d’étudiants et de lycéens. Le groupe de travail affirme sa conviction que le besoin de croissance est indiscutable. Mais face à la mondialisation et à la financiarisation de l’économie, il plaide pour une croissance nouvelle, différente, et responsable socialement. Il souligne deux phénomènes prometteurs et durables : l’efficacité de l’entrepreneuriat social comme complément d’action de l’Etat sur le terrain social et le développement des pratiques de « Responsabilité Sociale de l’Entreprise » (RSE) comme outil d’insertion. Les débats ont porté sur »capitalisme et exclusion » et » entreprise responsable, alibi ou vrai relais de croissance ? ». Ont notamment participé aux débats, Xavier Fontanet, Président d’Essilor International, Laurent Berger, Geoffroy Roux de Bézieux, Nicole Notat, Alain Olive, Alain Mérieux, Arnaud Mourot (Ashoka), Jean-François Copé, Manuel Vals, Jacky Lintignat (Kpmg)
- Année 2011
Travaux du groupe sur l’ascenseur social :
Président : Sylvain Forestier (président de la Maison Bleue)
Rapporteur : Béatrice Taupin
Participants : Maria Nowak (Adie), Guillaume Poitrinal (Unibail-Rodemco) représenté par Aline Sylla Walbaum, Jean Marc Vittori (Les Echos), Julie Coudry (La Manu), Alain Dinin (Nexity) représenté par Christine Demesse, Christophe de Margerie (Total) représenté par Catherine Ferrant, Pierre Bontemps (Coriolis), Marc Bernardin (Accordia), Charles Van Haecke (Les espoirs du management), Michel Yahiel (président de l’ANDRH), Françis Kramarz (économiste)
Auditions :
29 juin 2010 : Hervé Garnier, (CFDT en charge des jeunes)
6 juillet : Jean Robert Pitte (délégué interministériel à l’orientation)
7 septembre : Denis Kessler (Scor)
14 septembre : Maria Nowak (Adie)
7 octobre : J-Ch Le Duigou (CGT)
12 octobre : R-M van Lerbergue (Korian) et Frank Mougin (Vinci)
19 octobre : Aziz Senni (ATA)
16 novembre : Julien Damon( sociologue)
25 novembre : Jean Pierre Boisivon, Carole Diamant, Catherine Ferrant
2 décembre : Julie Coudry (La Manu)
8 février 2011 : Laurence Six (proviseur lycée de Bagnolet)
28 février : Hubert Mongon (DRH Mc Donald’s)
En parallèle à ces travaux, la Fondation tisse ses contacts avec plusieurs établissements scolaires à Paris et en région parisienne dont le Lycée Guillaume Apollinaire de Thiais, Saint Benoit de l’Europe à Bagnolet, Lycée de Juilly, Université Pierre et Marie Curie (Jussieu), Lycée Jean Renoir de Bondy et Lycée Turgot à Paris. Son objectif est de proposer aux élèves de ces établissements de travailler en parallèle sur le thème de l’ascenseur social en prévision du Forum du 26 mai 2011. Plusieurs réunions ont lieu, sur place, à raison d’une rencontre par mois, avec les élèves de ces écoles, d’abord sous la forme d’un échange informel puis de la réponse à un questionnaire plus élaboré, enfin sous la forme de propositions que formuleront les élèves fin mai.
- 29 avril 2011 Le Conseil scientifique de la fondation valide les axes de travail du groupe sur l’ascenseur social. Il arrête, pour l’année 2012, son choix sur deux principaux thèmes : les nouvelles solidarités et un nouveau thème sur le rapport entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise.
- 26 mai 2011 : Forum « Comment redémarrer l’ascenseur social »
Près de 250 élèves et étudiants des établissements partenaires de la Fondation se réunissent dans la matinée au Lycée Turgot à Paris en présence de chefs d’entreprise, d’enseignants et de représentants du monde de l’éducation. Ce forum donne lieu à plusieurs temps forts dont le témoignage d’Hapsatou Sy, créatrice d’Ethnicia (100 salariés aujourd’hui), les interventions de Jean-Claude Billiet (Cerpet), Julie Coudry (La Manu), Catherine Ferrant (Fondation Total), Vincent Merle (Ecole Vaucanson), Hubert Mongon (Mc Donald’s), Laurent Vronski (Ervor), Jean-Luc Poidevin (Nexity), Jean-Loup Metton (maire de Montrouge). La Fondation publie à cette occasion cinq propositions pour relancer l’ascenseur social et un manifeste invitant les chefs d’entreprise à s’engager à accueillir des enseignants en vue de favoriser les échanges.
Et maintenant…..
La Fondation a inscrit à son agenda pour la fin de l’année un nouveau rendez vous sur le thème des « Français et la mondialisation ». Un groupe de travail présidé par Benoît Habert, travaille sur ce sujet depuis plusieurs mois. Toujours dans le même esprit que celui des précédents travaux, la Fondation souhaiterait associer les élèves et enseignants partenaires à ce travail de manière à pouvoir présenter ensemble, et de manière encore plus participative, ses travaux lors du prochain forum.
Groupe de travail sur la mondialisation :
Président : Benoît Habert (groupe Dassault)
Rapporteur : Pascal Aubert
Participants : Bruno Vanryb (Avanquest), François Enaud (Stéria), Guillaume Charlin (BCG), Laurent Vronski (Ervor), Christian Nouel (Sarrau, Thomas, Couderc), Xavier Lepine (Ufg-Lfp)
Auditions :
15 septembre : Hubert Védrine
14 octobre : Henri Guaino
lundi 18 octobre : Mukesh Aghi (CEO de Steria India)
jeudi 18 novembre : Hakim El Karoui (Rothschild Cie Banque)
Lundi 17 janvier 2011 : Michel Camdessus
Jeudi 26 janvier : Jean Louis Beffa (Saint Gobain)
3 février Patrick Puy (TDF,)
9 février Philippe Herzog (Confrontation)
- 27 octobre 2011 : Le conseil scientifique devra valider les axes de travail sur la mondialisation
- 8 décembre 2011 : Forum » Les Français et la mondialisation »


