CROISSANCE : STOP OU ENCORE ?

La crise et le débat, dont le sommet de Copenhague n’aura été qu’une illustration, posent de facto la question du sens que notre société accorde au mot « croissance ». ?Face à ceux qui défendent l’idée d’ un monde sans croissance, voire en décroissance, il paraît plus que jamais nécessaire de redéfinir les critères et démontrer la légitimité du modèle dont nous avons hérité,  à condition de le revisiter.

Cela suppose sans doute de définir au préalable de nouveaux critères, plus fiables, plus riches et plus représentatifs, permettant de mesurer de manière pertinente la croissance et de comparer l’efficacité du modèle par rapport à d’autres.

Peut-on faire aujourd’hui plus avec moins ? Verdir nos systèmes de production suffit-il à imaginer un nouveau modèle économique ? Comment parvenir à une nouvelle alchimie gagnante entre l’inventeur, l’entrepreneur, le salarié, le fonctionnaire, le politique, le marché et le consommateur pour produire une nouvelle croissance ?

Autant de questions qui sous-tendent, en arrière plan, la définition de ce que pourrait être une nouvelle croissance responsable

QUESTIONS OUVERTES :

  • A quoi sert la croissance ?  La croissance fait-elle le bonheur ?  Ce qui rend heureux c’est la croissance ou  la perspective de croissance ?  Peut-il y avoir une croissance choisie ? Comment parvenir à une croissance utile ?  Quel type de croissance voulons nous ?
  • Comment traduire pertinemment la croissance ? Quels indicateurs de performance d’une nation ?
  • Peut-on comparer la révolution actuelle à la révolution industrielle ou la révolution internet ?
  • Les technologies suffisent-elles à provoquer une rupture du système ? L’économie verte peut-elle être une économie sans innovation ?
  • La croissance a-t-elle fini par gommer la notion de diversité pour imposer un seul modèle ?
  • Et si on échouait ?  Quel plan B ? Par quels expédients remplacer la croissance ?
  • Peut-on croître sans détruire ? Faut-il inventer ou moins gâcher ? Le besoin d’une baisse de la consommation matérielle et énergétique peut il s’accommoder avec le besoin de développer l’éducation et la santé ?
  • La décroissance, combat politique, erreur économique ? Faut-il opposer une écologie du progrès qui fait le pari que les avancées technologiques apporteront les solutions de remplacement à la raréfaction des énergies fossiles  à l’idée de «croissance sélective» ou de «décroissance sélective».
  • Peut-on revenir à un modèle malthusien où la rareté guide les comportements après un modèle de croissance continue grâce aux progrès techniques et sociaux ?
  • Comment calculer l’accroissement du bien être soutenable de génération en génération ?
  • Haro sur le monopole du PIB. Mais par quoi le remplacer ?

QUELQUES REFERENCES :

  • Rapport Stiglitz sur le nouveau calcul du PIB
  • Claudia Senik : professeur Paris Sorbonne et à l’Ecole d’économie de Paris (PIB et bonheur)
  • Gilles Pison, démographe Ined (sur le malthusianisme)
  • Paul Ariès : politologue, figure de la décroissance
  • Marion Guillou (Inra, présidente du conseil d’administration de l’X).
  • Luc Ferry : l’écologie est une idéologie du progrès
  • Pierre – Noël Giraud, ( Mines Paris Tech) Les économistes peuvent ils sauver la planète ?  (nov 2009 La Découverte).
  • Stéphane Madaule (maître de conférence à Science Po).