Le marché, la bonne idée à réinventer

La crise a provoqué une violente remise en question de l’économie de marché. N’a-t-elle pas plutôt déformé la perception de l’économie de marché que le modèle lui-même ?

Il apparaît qu’elle a été finalement un formidable accélérateur et un révélateur des dérives de ce modèle qui étaient à l’oeuvre depuis plusieurs années.  Que ces constats conduisent à « jeter le bébé avec l’eau du bain » serait une erreur.  Pour l’éviter, il est très instructif de dresser un bilan de ce modèle et des richesses qu’il a permis à la fois de créer et de redistribuer ces trente dernières années.

Le séisme de l’économie mondiale mérite qu’on mette au ban d’essai les différents modèles économiques et sociaux en concurrence, du système anglo-saxon au modèle français en passant par la voie scandinave et les modèles des pays émergents pour comparer leur résilience.

Cette analyse comparative a toutes les chances de démontrer qu’on ne peut pas se passer du marché, pourvu qu’il fonctionne et qu’il soit régulé convenablement.

QUESTIONS OUVERTES :

  • La crise n’a-t-elle pas finalement démontré qu’hormis le marché rien ne peut favoriser la croissance ?
  • A-t-on dévoyé la notion de « stake holders ». Et du rapport entre toutes les parties prenantes de l’entreprise ?
  • Entre le marché, l’assistance et le don : quelle est la réponse la plus adaptée, la plus efficace à la pauvreté ?
  • La crise a-t-elle été provoquée par un trop plein de marché ou au contraire par un manque du marché ? Par le reconstitution des monopoles et des oligopoles ?

QUELQUES REFERENCES :

  • Patrick Artus (ses différents ouvrages)
  • David Thesmar et Augustin Landier :  « Le grand méchant marché » : Décryptage d’un fantasme français », Flammarion, Paris, 2007
  • Gaspard Koening : Les discrètes vertus de la corruption.
  • Bernard Mandeville « Les vices privés font les bienfaits publics ». Fable des abeilles.
  • Eloi Laurent (économiste) : abolir l’économie de marché ne résoudrait pas la question écologique.