PLUS JAMAIS CETTE CRISE ! OUI, MAIS COMMENT ?

« Et alors ? Qu’est ce qu’on fait ? »

Les premières leçons de la crise ont été tirées. Le système bancaire mondial, sauvé grâce à l’argent public, est redevenu largement bénéficiaire sans pour autant répondre de manière satisfaisante au besoin de financement de l’économie. Certains en sont même déjà à  penser que tous les mécanismes sont à l’oeuvre pour provoquer de nouvelles bulles et préparer une nouvelle crise. Le spéculateur passe toujours avant l’entrepreneur.?Les raisons profondes du cataclysme qui a poussé l’économie mondiale au bord du gouffre ne sont pas encore toutes diagnostiquées. Le retour de la confiance, première condition,  est loin d’être acquis.

La crise a été peut-être avant tout le produit d’une magistrale faillite intellectuelle et collective d’un système capitaliste qui est sorti de ses rails. L’idée que les marchés s’auto équilibrent et que les comportements rationnels de chaque agent économique permettent à l’ensemble de fonctionner est-elle toujours d’actualité ? Nos démocraties parviendraient-elle à  survivre à une deuxième crise de cette ampleur.

Au delà de la régulation et de la surveillance des marchés, peut on croire en une convergence des valeurs qui fait que nos démocraties empêcheront de nouveaux comportements déviants.  Le politique a-t-il tenu un discours responsable face à la crise ou ne s’est-il pas abrité derrière des boucs émissaires ?

QUESTIONS OUVERTES :

  • Le pire a été évité mais le monde a-t-il vraiment changé ? La crise sociale peut-elle être évitée ?
  • On a inversé la fin et les moyens : quelle crise du sens ?
  • La crise marque-t-elle une formidable opportunité pour le pouvoir politique de reprendre le dessus sur le marché ?
  • Les politiques se sont-il arrêtés au milieu du gué ? N’ont -ils pas été trop naïfs ? Ils n’ont pas imposé le changement en profondeur du monde financier.
  • Qui va payer le vrai tribut de la crise ? (salariés, Etats, entreprises)
  • Le grand soir du capitalisme a-t-il été évité ou n’a-t-on reculé que pour mieux sauter ?
  • Capitalisme et cupidité : critiquer la nature « asociale » du capitalisme n’est ce pas reprocher à un chien de chasse de vouloir chasser ?
  • Crise infantile de la mondialisation ou manifestation de sa sénilité ?
  • Le problème n’est-il pas qu’on sait ce qu’il faut faire mais qu’on ne sait pas si on sera d’accord pour le faire ?

QUELQUES REFERENCES :

  • Jean Paul Fitoussi (président de l’OFCE et membre de la mission Stiglitz)
  • Romain Rancière (Ecole d’économie de Paris ).
  • Daniel Cohen : « La prospérité du vice »
  • Denis Kessler : « Les effets pervers du traitement de la crise financière »
  • Nicolas Baverez : « Après le déluge »
  • André Levy Lang : (professeur associé émérite à Dauphine) :  Les excès de l ‘innovation financières sont ils les responsables de la crise ?